Pour présenter les centaines de societies différentes (des «clubs» proposant des activités autour d'un centre d'intérêt précis), il y a une période de présentation à la fac. Freshers' Fayre que ça s'appelle.
Pendant deux jours, tous les couloirs de l'UCL ont été bondés de stands au coude-à-coude, chacun essayant d'attirer les étudiants à l'aide de pancartes colorées, de prospectus accrocheurs, de slogans hurlés plus fort que ceux du stand d'à-côté, d'accessoires exotiques... Et de «free drinks!».

La liste des clubs est complètement hallucinante, il faut y ajouter les associations culturelles non-étudiantes (orchestres, théâtres...), les sponsors de tout ce petit monde, car la fac ne finance qu'en partie cette débauche de prestations et de moyens, et quelques bonus comme l'armée ou le don du sang.

Je me suis bien amusé dans ce souk général. Je me suis aussi instruit. J'ai découvert un sport nommé «Lacrosse», une sorte de handball mais avec des crosses (sur lesquelles il est marqué qu'on peut mourir d'un coup de ces machins dans la tête, sympa), je me suis fait expliquer en quoi consistait la Conscience de Krishna (c'est pas gagné), j'ai essayé un turban sikh (le club des P'tits Chinois n'avait pas de chapeaux coniques), je me suis demandé si le fait que le club des Conservateurs soit la plus grosse structure politique sur le campus était lié au fait que la première chose qu'ils te disent (avant même de te dire qui ils sont) c'est «Do you like Gin ? We have free gin at our meetings.» , j'ai fait ce qu'il fallait pour donner mon sang et prendre des tas de merdouilles gratuites.
La phase de butinage passée, gueule de bois : on se retrouve du jour au lendemain complètement spammé de courriels d'informations bourrés de points d'exclamation. Fallait pas donner son adresse à tous le stands marrants aussi hein. oO

Je me suis désabonné de certaines, et j'en ai essayé quelques-unes, puisque les deux premières semaines sont sans contrainte, on ne s'engage vraiment qu'une fois qu'on est sûr d'être intéressé.

  • Le club d'escalade avait l'air sympa (et puis il y avait des toasts au fromage à la première réunion :-D ), mais comme il fallait payer la salle à chaque entraînement, trop cher.
  • Le club européen était sympa, j'y ai rencontré pas mal d'Erasmus. Quand ils nous ont dit qu'ils faisaient des séances de cinéma européen, je m'attendais à de l'Auberge espagnole, du Land and Freedom, du Soldat Ryan... Du transnational quoi. Ben ils ont passé Taxi 2 (celui avec les P'tits Chinois dans le rôle des méchants, pas le premier où c'est des Allemands européens).
  • Plus accrocheur, le club de course à pied : deux entraînements pas semaine, des courses dès la semaine prochaine, et une bonne ambiance. Vendu !
  • Le «club de débat» est marrant aussi, avec en alternance des invités sur un thème précis ou des ateliers pour les étudiants. Ca fait travailler l'oral (ils m'ont forcé à participer dès la première séance malgré mes appréhensions sur le niveau de langue requis), la réflexion, et c'est marrant parce qu'ils ont une procédure très rigide inspirée du protocole de la Chambre des Communes britannique. Ca mérite un billet rien que pour le règles du jeu ça. ;-)
  • En parlant de règles, j'ai trouvé aussi un club de jeux de société ! :-D Bon j'ai un peu triché, je suis allé le chercher dans les activités proposées non par l'UCL, mais par l'ULU, la Students' Union de la structure qui fédère les diverses structures universitaires de Londres. Ils ont l'air plus axé jeux de rôle et de tactique que jeux allemands ou d'ambiance, mais j'ai amené de quoi les convertir (avec des aides de jeu traduites en anglais pour l'occasion, si si).
  • Et last but not least, il y a un BigBand assez gentil pour attendre que je récupère mon sax avant de les rejoindre. Que demande le peuple ?

Voilà, les 3 ou 4 dernières régulièrement et les pub crawls (une demi-heure dans chaque bar du quartier, tous les clubs font ça une fois par mois -au moins) européennes devraient suffire à m'insérer totalement sans trop de problème.